Haiti- Prix du carburant :quand les autorités refusent d’enlever leur genou au cou du peuple

Par Claude Junior EMILE

En pleine crise économique  provoquée par la pandémie du coronavirus les mois derniers, le prix du pétrole brut a connu à travers le monde une chute spectaculaire où le baril était passé  dans certains pays en dessous de zéro dollar.

Plusieurs secteurs de la vie nationale,  notamment des syndicats de transport en commun  ont profité de cette baisse historique de l’or noir pour demander au gouvernement de procéder à une révision à la baisse des prix du carburant pratiqués  à la pompe.

Pris de panique en  se rappelant peut-être des émeutes du carburant de juillet 2018 qui ont failli emporter le régime, des voix autorisées du régime, notamment celle du premier ministre Jouthe, se sont empressées pour promettre à la population et aux syndicats une révision à la baisse des prix du gallon de la gazoline, du diésel et du kérosène.

Des semaines se sont écoulées après les promesses du gouvernement, rien n’a été fait en termes de baisse de prix du carburant.

Les autorités revenaient encore une fois à la charge pour promettre une nouvelle fois cette baisse. Pour justifier le non-respect de la première promesse, elles ont avancé comme responsables de ce nouveau mensonge à la population,  de longues séances de négociations  entreprises avec les syndicats pour étudier les formalités de ladite baisse.

Ainsi, en profitent- elles pour renouveler ladite promesse

Pour une seconde fois, près d’un mois s’est écoulé après la seconde promesse, la population n’a rien bénéficié en termes de   baisse de prix des produits pétroliers.

Sans nul doute, les autorités sont en train de monter le discours explicatif de ce nouveau manquement.

Entretemps, pour ceux qui peuvent lire entre les lignes des non-dits des actes posés par les autorités, ils peuvent comprendre qu’un pouvoir qui tient  compte des conditions infrahumaines dans lesquelles évolue son peuple, n’a pas besoin de deux mois pour baisser le prix d’ un produit si transversal dont le cout  a autant chuté  sur le marché international .

Il est clair que le pouvoir n’entend pas les cris désespérés du peuple qui dans les bidons villes exprimant leur ras- le- bol par rapport à la misère la plus abjecte qui le ronge.

Il ne fait aucun doute que le pouvoir ignore les cris des gens les plus démunis dont la  faim et la promiscuité empêchent de respirer.

Les gens au pouvoir à travers ce mépris pour l’amélioration des conditions de vie des gens dont une une baisse des prix du carburant pourrait un peu favoriser , refusent d’enlever leur genou au cou d’un peuple qui ne peut plus respirer

Quand est –ce que  ces gens  comprendront-ils enfin que le peuple ne peu plus respirer avec leur genou de mauvaise foi planté  au cou ?

Qu’ils s’attèlent enfin à répondre au plus vite, car du train que ça va, le peuple connaitra surement  une asphyxie à la George Floyd



Catégories :ECONOMIE

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