États-Unis: le Texas prêt à interdire la sodomie en cas de feu vert de la cour suprême


 
Vers un nouveau recul des libertés individuelles aux États-Unis? Quelques jours seulement après que la Cour suprême a révoqué le droit à l’avortement outre-Atlantique, provoquant l’ire d’une large partie de la population, cette dernière pourrait désormais s’en prendre à de nouveaux acquis. Et sans réelle surprise, c’est dans le très conservateur État du Texas que la polémique est née.
 
Invité par le média NewsNation, Ken Paxton, procureur général texan, a estimé qu’il pourrait demander revenir sur une loi abolie en 2003 qui interdisait la sodomie si jamais cette même Cour suprême le lui autorisait. Une volonté à peine voilée de s’en prendre aux droits des personnes LGBT+ du pays alors qu’au moment de son abolition, cette loi était en vigueur dans 13 des 50 États du pays, dont bien évidemment au Texas.
 
 
« Mon travail consiste à défendre les lois de l‘État, et je continuerai à le faire. C’est mon travail en vertu de la Constitution, et je suis prêt et capable de le faire », a-t-il martelé lors de sa prise de parole.
 
Plusieurs arrêts concernés
 
Quelques heures seulement après la polémique décision de la Cour suprême en ce qui concerne l’avortement, le président démocrate avait assuré que d’autres droits pourraient, à court et moyen terme, être supprimés dans le pays. Au-delà de la levée pure et simple du droit à l’avortement, la levée de la jurisprudence Roe v. Wade concerne en effet le droit à la vie privée des Américains, et peut provoquer une réaction en chaîne.
 
Comme le rappelle le Washington Post, lorsque la Cour suprême amende une loi, celle-ci ne disparaît pas mais est modifiée temporairement par un arrêt. Par exemple, dans le cas de la sodomie, c’est le cas Lawrence vs Texas qui servait de jurisprudence, et qui empêchait les États américains d’interdire les relations intimes aux homosexuels. De facto, le retrait de l’amendement ferait revenir ces États à la loi de 2003.
 
Et les amendements menacés pourraient être nombreux: Griswold c. Connecticut qui autorisait les couples mariés à acheter et à utiliser des contraceptifs sans restriction gouvernementale depuis 1965 ou encore Obergefell c. Hodges, de 2015, qui légalisait l’égalité du mariage.
 



Catégories :ACTUALITÉS

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