Edito:Et le Pays Lock revient à l’ordre du jour!

Salle des Nouvelles

Décidément l’ajustement des prix des produits pétroliers ne présagent rien de bon pour le pays. À l’instar du fameux 6, 7 juillet 2018 Haïti connait une deuxième journée de protestation. Pour ce mardi 13 septembre 2022, pratiquement toutes les activités sont paralysées. Grandes, Moyennes, Petites Entreprises, Banques Commerciales, Centre Professionnels, magasins, l’administration publique, toutes les activités sont paralysées. Qui pis est, la circulation est inexistante et des riverains font montre d’agressivité.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets et ce, dans les mêmes circonstances. Haïti s’est réveillée sous tension ce mardi 13 septembre. Tôt dans la matinée, des barricades ont été érigées partout dans le pays. L’adresse à la Nation du P. M de facto, Ariel Henry n’a pas été bien accueillie.Le chef de primature a annoncé l’ajustement prochain des prix des produits pétroliers. Quelques heures après, la population a craché sa colère dans les rues.

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Hier lundi, des tirs sporadiques à armes automatiques ont été entendus à hauteur de Delmas. Des barricades de toutes sortes, pneus enflammés ont été entreposés sur la chaussée, tirs sporadiques, jets de pierre et de bouteille, le phénomène du « Pays Lock » revient à la mode.

Rien ne fonctionne, même les services les plus fondamentaux, Hopitaux, stations-service. Dans plusieurs quartiers notamment (Christ-Roi et Nazon), les riverains font la queue pour s’approvisionner en eau et en produit de première nécessité.

Les protestataires gardiens des barricades sont de plus en plus violents. Ils menacent les usagers qui essayent de franchir les barricades.

Pétion-Ville, Laboule, Delmas, Canapé-Vert, Route-de-Frères, Lalue, Turgeau, Champs-de-Mars, c’est toute la région métropolitaine de Port-au-Prince qui est paralysée.

Sur la route de l’Aéroport, le transport en commun n’est plus. Certaines voitures tentent de se faufiler au milieu des barricades dressées et pneus enflammés au risque d’essuyer des jets de pierres.

Sur la route de Bourdon, de grosses pierres sont étalées sur la chaussée. Les protestataires utilisent des tronc d’arbres pour bloquer la circulation. Des professionnels partis travailler tôt ce matin ont dû rebrousser chemin.

Des villes de province également en mode lock

Aux Cayes, au Cap, à Petit-Goave, à l’Arcahaie entre autres c’est le même cas de figure. Paralysie totale des activités. Des barricades érigées sur tous les grands axes routiers, les routes nationales sont déconnectées de la capitale.

Dans la ville du Cap, au moins une station d’essence a été incendiée à la suite du lancement de ce mouvement de protestation improvisé et généralisé.

Jusqu’à présent le Chef du gouvernement fait la sourde oreille. Il n’a toujours pas pipé mot. Même pas un tweet pour déplorer les dégats. Il avait souligné durant cette adresse à la nation dévastatrice, préféré le travail à la parole. En attendant, le pays continue sa descente aux enfers à environ deux semaines de la rentrée des classes.



Catégories :ACTUALITÉS

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